Clara

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Une lectrice sans prétention, amoureuse de la vie qui habite au bout du monde (ou presque). Et un blog pour parler lectures : http://claraetlesmots.blogspot.fr

Volume 4, Wasurenagusa

Aki Shimazaki

Actes Sud

5 juin 2010

Damned, malédiction, ce quatrième tome n’est pas un coup de cœur…Oui, vous avez bien lu ! Je n’y ai pas trouvé la poésie qui se dégageait dans les trois autres tomes. Ici, il est vrai que le récit est effectué par un homme au tempérament assez renfermé. Tous les autres ingrédients y sont présents mais il manque ce petit plus…L’histoire m’a moins intéressée ou alors peut-être que je commence tout simplement à éprouver une lassitude.

Plus qu’un tome à lire et j’appréhende d’être déçue par le dernier… j’espère me tromper !

À Mélie sans mélo, roman
7,40
5 juin 2010

C’est vrai que tout s’enchaîne parfaitement, qu’il n’y a pas de surprise ou de rebondissement, mais il n’empêche que c’est une bouffée de bonheur tout court ! Ce livre se lit tout seul, je me suis surprise à chantonner Trenet, des images de ballades à vélo et de blé dans la tête… et qu’est ce que ça fait du bien !

Ce livre est gai et léger ! D’ailleurs, s’il y avait une morale à retirer de cette lecture, elle serait : à bas la morosité, chassons à coups de balais les idées noires et sourions. Appliquons le carpe diem et croquons la vie à pleines dents.

Un livre où l’amitié et l’amour de 7 à 77 ans ont une belle part.
Ce n’est pas Mélie qui m’a le plus touchée mais les personnages de Marcel et de Fanette. Marcel qui sous sa carapace endurcie est un vrai tendre. Et Fanette, jeune femme actuelle, toujours débordée par son travail et qui est à la recherche du grand amour. Mais, tout le monde aimerait avoir une grand-mère comme Mélie : dynamique, pétillante et aimant la vie.

Un petit bémol : j'aurais juste préféré une fin qui clôt l'histoire.

Un livre qui sent bon l’herbe coupée fraîche, la chasse aux escargots, la confiture faite maison…

FOU DE L'AUTRE (LE), nouvelles

nouvelles

Les Éditions Noir sur Blanc

12,15
4 juin 2010

Sept nouvelles qui sont des extraits de vies de différentes femmes. Je n’ai pas souri, je n’ai pas été émue ou surprise. Il y a des nouvelles qui ne sont pas à chute mais dont la fin apporte quelque chose : une explication, un élément supplémentaire.

Mais, ici dans ce recueil, chacune de ces nouvelles m’a parue s’effondrer….

Les Seins de Sophie, roman
18,25
3 juin 2010

Ce livre est bel et bien une chronique sociale sur les mœurs de la société bourgeoise parisienne. Sophie, cadette de la famille Durant, doit suivre le parcours scolaire et mais aussi les mondanités imposés par ses parents. Ici, il n’est pas question de la jeunesse de la France rurale.

Côté écriture, c’est léger et pétillant comme des bulles. Le fait que l’auteure ait été journaliste pour un magazine (jeune ?) s’en ressent. Elle intervient au fil de la narration pour commenter les situations ou les évènements. Sauf qu’au bout d’un moment, trop de bulles soit ça donne mal à la tête ou ça agace! J’ai donc commencé à me lasser de ces petites phrases d’humour ou ces expressions en anglais…no comment. Heureusement, plus on avance dans la lecture et moins ces petits traits « d’humour » sont présents.

Tout ce qui compose l’éducation d’une jeune file de bonne famille est décrit à petits coups de canifs aiguisés : l’école chez les sœurs, les rallyes, les bals des débutantes. A travers Sophie, les tabous de la sexualité comme l’ignorance sur ce sujet sont pointés du doigt! La peur de tomber enceinte, le quand dira-t-on et le déshonneur pour la famille. Sophie a du caractère et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Entres ses amitiés, ses amours et son malaise à accepter sa féminité, on ne s’ennuie pas. Sauf que ce livre est centré sur la jeunesse aisée … c’est trop doré et clinquant du début à la fin ! Et il n’y a aucune évocation de l’autre jeunesse de cette époque.

Ce livre m’a fait penser au film réalisé sur la vie de Françoise Sagan avec Sylvie Testud car Sophie possède un peu de cette impertinence malicieuse.

Une lecture distrayante pour l’été entre la crème solaire et les châteaux de sable.

Toute humanité mise à part

Emmanuelle Urien

Quadrature

15,00
3 juin 2010

Toute humanité mise à part est le recueil de nouvelles d’Emmanuelle Urien le plus gentil. Quand je dis gentil, on n’y trouve pas tout le cynisme de Court, noir sans sucre et de La collecte des monstres.

Douze nouvelles où les regrets, l’amertume ou la vengeance sont présents. Sans oublier la vie et ses travers qu’Emmanuelle Urien revisite. Mes préférées sont sévices compris où il est question d’une femme battue par son mari et la confusion des peines mettant en scène une ado et sa mère.
La plupart de ces nouvelles ont été primées lors de concours de nouvelles . A préciser : toutes ne sont pas en à chute.

Des nouvelles où l’écriture d’Emmanuelle Urien nous fait plonger, tête la première, dans la vie de ses personnages. Et à donner des complexes à ceux et celles qui participent à ce type de concours !