Clara

http://claraetlesmots.blogspot.fr/

Une lectrice sans prétention, amoureuse de la vie qui habite au bout du monde (ou presque). Et un blog pour parler lectures : http://claraetlesmots.blogspot.fr

Il ne vous reste qu'une photo à prendre, roman
29 mai 2010

En apparence , ce livre n'a rien d'extraordinaire mais le contenu se révèle prenant. Sous couvert du jeu, Alain Graff nous pose de nombreuses questions. Si l'on avait une seule photo à prendre, quelle serait-elle? Une photo qui glorifierait notre passion, l'être aimé ou alors ce que notre vie a été ? Une dernière photo pour changer de vie et entamer un renouveau ? A travers les cinq personnages, l'auteur nous renvoie à nos angoisses et à nos envies.

Laurent Graff nous décrypte sous sa plume avec une habilité déconcertante. Il amène le lecteur au fin fond de ses retranchements avec douceur et tact. Et on est troublé...

Une fois terminé ce livre, je suis restée habitée par de nombreuses questions.

L'Avant-dernière chance, roman
28 mai 2010

Georges et Charles, voisins depuis plus de trente ans ont décidé de partir faire le Tour de France.
3 500 kilomètres, rien que ça ! Attention pas à vélo mais en voiture. Quand les deux comparses âgés respectivement de 83 et de 76 ans se lancent dans cette épopée, ça rime avec cachoteries et nostalgie. Georges part sans l’accord de sa fille Françoise mais c’était sans compter sur la technologie et du téléphone portable. Sa petite-fille Adèle, de 23 ans qui vit à Londres va se retrouver dans la confidence et suivre leurs parcours.

<strong>Cette lecture est une bouffée de gaieté</strong> ! Comme Adèle, on suit le périple de Georges et de Charles qui commence par la Bretagne. Ca foisonne de détails véridiques et la Bretagne du centre est mise à l’honneur avec Châteauneuf- du-Faou et les montagnes noires. Les dialogues entre Georges et Charles sont teintés d’expression, piquants de cette oralité de personnes âgées. On peut y trouver des défauts mais ils sont minimes et insignifiants par rapport à tout que ce livre apporte !

Je l’ai terminé avec de la nostalgie qui me piquait les yeux et des souvenirs concernant mes grands-parents…

A l’ombre de la fête

Marie-France Versailles

Quadrature

15,92
27 mai 2010

Des nouvelles ou plutôt des pans de vie d’un frère et de ses sœurs devenues adultes. « Adulte » qui rime avec famille, couple, travail, problème et la vision de ce qu’on a effectué ou raté. Un style où la concision des mots explore le panel de tous ces ressentis.

Ca fait mal, l’auteur met le doigt sur les blessures et les failles. Les masques tombent, chacun nous confie ce qu’il a sur le cœur entre sourire et recul. Il y a aussi leurs enfants qui s’expriment comme ils peuvent : le blog ou la fugue pour faire passer un message.

Le fil conducteur entre ces nouvelles est l’anniversaire de Louis, leur père, pour lequel ils veulent organiser une fête surprise.

Une lecture dont on ne sort pas indemne…

L'Inaperçu, roman

roman

Le Livre de Poche

7,20
26 mai 2010

Il m’est difficile de parler de ce livre… L’écriture de Sylvie Germain nous plonge dans un univers avec un style qui nous prend dans ses filets. On devient lecteur harponné par cette écriture singulière. Il ne s’agit pas d’une saga familiale mais plutôt d’un album photo de cette famille. Les enfants qui grandissent, mai 68 qui gronde et le mot liberté dans la bouche d’une génération. Les parts d’ombre se lèvent ou au contraire s’abattent comme un jeu de cartes.

Une lecture envoutante et très belle par l’écriture. Il s’agit du premier livre de Sylvie Germain que je lis mais j’ai l’impression qu’elle sait créer des univers, des ambiances. Donc, ça ne sera pas le dernier

La dernière chanson
25 mai 2010

Une trame qui n’a rien d’extraordinaire et des ingrédients utilisés très souvent.
Des bons sentiments à la pelle (attention à l’overdose), des gentils et des méchants (comme toujours), des retournements ou des surprises qui n’en sont pas… La maladie du père pour qu’on sorte son mouchoir. Rien de nouveau. Du déjà lu et du déjà vu dans les soaps américains. Et une Happy End !

Sans compter des coquilles, allez, je vous en mets deux en exemple :
p.143 « faut que tu dises à la police que tu as fait »
p.202 « et la personne avait laquelle il discutait le plus n’était autre que le pasteur Harris »

C’est une chose de faite, j’ai lu Nicholas Sparks et ce type de romans n’est pas pour moi.