Clara

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Une lectrice sans prétention, amoureuse de la vie qui habite au bout du monde (ou presque). Et un blog pour parler lectures : http://claraetlesmots.blogspot.fr

Syngué sabour, Pierre de patience

Pierre de patience

P.O.L.

15,20
25 septembre 2009

BOULEVERSANT ET ENVOUTANT

Un livre dont l’action se déroule dans une seule pièce comme dans un huit-clos. Une pièce dénudée qui s’accorde avec le style très épuré de l’auteur. Une écriture sans fioriture qui m’a subjuguée par sa poésie et par les sujets abordés.

On découvre une femme qui soigne son mari muré dans un silence. Ses journées, elle les passe à prier, soigner, prier encore au rythme de la respiration lancinante de cet homme Dans son rôle d’épouse, elle commence à lui parler de choses et d’autres banales. Plus les journées s’égrènent et plus, elle va lui confier tout ce qu’elle n’a jamais pu lui dire.

A l’opposé de l’image de la femme soumise, elle devient rebelle dans ses propos. Elle crie son indignation face à la condition des femmes en Afghanistan ou ailleurs. Elle interpelle Dieu et Allah sur la religion qui pousse les hommes à se combattre entre eux, à se tuer. Les interdits sont levés, elle parle de l’amour, de sexe, de son mariage forcé, de la religion et des lois dictées par les familles.

Au fil des pages, j’ai entendu et écouté ses prières, sa respiration et je me suis laissée transporter. Un livre bouleversant et envoûtant ….

Les déferlantes
21,90
17 septembre 2009

BREST- LA HAGUE

C’était la journée idéale pour te parler du livre « les déferlantes » de Claudie Gallay. Mais, pour trouver les mots justes et surtout pour te montrer combien La Hague ressemble à Brest, j’ai voulu retrouver cette ambiance, cette atmosphère.

Ce matin, à l’heure où les gens sont encore confinés chez eux ou alors partis au travail, j’ai su que c’était le bon moment pour aller au port. Pourtant, le vent insidieux s’infiltrait, s’engouffrait dans le moindre espace vide et le ciel n’était qu’une chape grise. Voir le verre à moitié vide ? Non, j’ai préféré le voir à moitié plein. Je suis allée jusqu’au Cours d’Ajot qui surplombe la rade. Ce n’était pas l’heure des promenades ou des conversations échangées sur les bancs. Alors, j’ai apprécié pleinement cette tranquillité où les mots sont superflus, inutiles et où personne n'a envie de parler comme pour ne pas briser ces silences qui en disent long.

C’est une des vues que tu aimes : l’immensité de la mer qui s’étend devant toi et qui donne un sentiment de liberté. J’avais juste enfilé un blouson par-dessus mon vieux pull et relevé mon col. Mes cheveux dansaient devant mes yeux, emportés par le bruit singulier du vent comme une rumeur qui siffle aux oreilles. De là ou j’étais, je ne distinguais que quelques silhouettes empressées. Une par une, j’ai descendu chaque marche pour sentir au plus prêt le goût des embruns. J’ai marché le long des quais, les mains fourrées dans mes poches. Si tu avais été là, j’aurais joint mes doigts aux tiens comme dans un écheveau de laine. Quelques goélands faisaient des allers retours entre le bitume et l’Abeille Bourbon. Quand ils s’y posaient, ils observaient le moindre passage, le moindre changement de leurs yeux vivaces.

J’ai croisé un ou deux gars qui bossent pas loin dans les entrepôts. L’un d’eux avait sorti une cigarette et protégeait, tant bien que mal, la flamme de son briquet de ses mains tavelées par le sel. Ils m’ont fait un salut de la tête. Ce signe que l’on fait même si on ne connait pas mais qui dégage une forme de respect. Je crois que c’était l’étale : des remous blanchâtres et écumeux se brisaient puis se reformaient au gré du vent. C’est à ce moment que je t’aurais dit « La Hague, ça doit être pareil. Ce sont des endroits singuliers mais quand on en tombe amoureux, on ne peut plus s’en passer. » Tu aurais juste souri de m’entendre dire ça alors que souvent, je peste contre ce vent qui réveille mes douleurs.

Je ne sais plus combien de temps je suis restée à penser à tout et à rien. J’ai eu envie d’aller boire un café mais pas dans un de ces bars branchés. Non, dans un bar où les gens au comptoir discutent avec le patron ou lisent le journal. Un endroit où je me serais sentie à l’aise un peu comme à la maison. Mais, comme je ne pouvais pas partager tout cela avec toi, je suis rentrée.

Contrairement au personnage du livre, ce soir, je pourrais tout te décrire : les nuances de couleur, les vols des mouettes et le bruit du vent...

AILLEURS, roman

roman

Points

5,10
14 septembre 2009

POIGNANT

Un livre poignant par le style épuré, par l'histoire...

L'auteur nous immicie dans les secrets mais surtout dans les douleurs profondes de cette famille.
Sans utiliser de palabre pouur les descriptions ou une rimambelle surabondante de dialogues, Julia Leigh va au plus profond des afflictions.

Dès le début, on se retrouve piégé et on a plus qu'une seule envie : le terminer.
Une lecture qui bouleverse et dont on ne sort pas indemne.

Un grand merci à Véronique de me l'avoir conseillé...

Mon Chien stupide
12 septembre 2009

Truculent !

Absolument truculent !
Un livre qui donne un bon coup de punch qui regorge d'ironie.

La chaussure sur le toit
5 septembre 2009

Génial

"Une chaussure sur le toit" qui empêche une petite fille de trouver le sommeil , qui obsède une vieille dame ou un artiste en quête d'un renouveau d'inspiration. Voilà quelques un des personnages, qui de leur fenêre, voient, contemplent et s'interrogent sur cette chaussure qui les obsède.

Que fait cette chaussure sur un toit parisien coincé dans une gouttière ?
Les réponse sont dans ces nouvelles écrites avec un style piquant ou touchant quand la solitude , l'amour entrent en jeu.