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" Tant que je bouquine, cela va bien."
Chateaubriand

Courir sur la faille
12 juin 2016

Il est des livres dont on arrive au bout sans avoir l'impression de les avoir commencés. Un sentiment un peu irritant d'inabouti. Courir sur la faille est de ceux-là, nonobstant un très joli titre. gracedubois

L'origine de la violence
12 juin 2016

Fabrice Humbert délivre un texte profond et fiévreux. Des camps de concentration où la violence se révèle au grand jour, le cheminement de celle-ci prend racine dans une nation gangrenée. Cette violence est l'enfer de l'homme, sa dénaturation ultime. Sous forme d'enquête où la petite histoire se mêle à la grande, la figure apaisante du grand-père dévoile les derniers secrets de famille et dénote une bienveillance. La transmission se fera au-delà des liens du sang. L'essentiel est autre part. gracedubois

Cercle
21,30
12 juin 2016

Drôle de périple pour un train manqué délibérément. C'est insolite, mouvementé (et c'est peu de le dire), parfois épuisant, quelquefois très cru. Pendant que Jean Deichel se repaît de sa liberté, Haenel jongle avec notre intellect, nous bombarde d'images, de phrases (très importantes les phrases, d'ailleurs il lui arrive de les perdre, non enfin c'est Deichel qui les perd... Peu importe). Si Cercle 2 m'est presque tombé des mains, je me suis bien raccrochée à Cercle 3. Un livre tourbillon souriant. gracedubois

La ballade d'Ali Baba

Sabine Wespieser Éditeur

18,00
12 juin 2016

Catherine Mavrikakis nous entraîne, dans un style alerte et vif, sur les traces d'un père entre rêve et réalité. Le portrait flamboyant de cet homme filou, rusé et insatiable prend sa pleine mesure sous la plume émerveillée de sa fille. Par fragments, l'auteur nous convie à la fête de son enfance, à la rencontre d'un drôle de fantôme et jusqu'au bout d'un ultime périple où l'océan recueillera les cendres de son père. Un hommage à l'aune d'un personnage émouvant et disert. gracedubois

Homer & Langley
12 juin 2016

Homer et Langley sont deux frères marginaux et inadaptés. La guerre, le handicap, la mort de leurs parents vont creuser plus profondément les sillons de cette marginalité. Leur maison, temple de l'accumulation bizarroïde et auberge espagnole, verra défiler des personnages attachants et loufoques. Fondamentalement bons et bienveillants, les frères Collyer, dont l'anticonformisme sera fustigé par la bonne société de la Cinquième Avenue, traverseront les décennies sans rien renier de leur esprit indépendant. Le rocambolesque de leurs mésaventures donne le ton à un livre grave et joyeux. gracedubois