EAN13
9782753586024
ISBN
978-2-7535-8602-4
Éditeur
Presses universitaires de Rennes
Date de publication
Collection
Interférences
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Froissart après Froissart

La réception des Chroniques en France du XVe siècle au XIXe siècle

Presses universitaires de Rennes

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Cette étude inédite propose une histoire de la réception et du devenir des Chroniques de Froissart du XVe siècle au XIX e siècle en France, explorant les processus de fabrique de Froissart et de son oeuvre, entre érudition et fiction. L'analyse des usages de Froissart, historiographiques, idéologiques et littéraires souligne combien Froissart et ses Chroniques représentent un riche terrain d'expérimentation, d'interrogation et un lieu commun à partir duquel penser la discipline historique et le roman historique, mais aussi se situer, face au ou contre le romantisme, pour ou contre le libéralisme. Si le nom de Froissart n'est que ponctuellement mentionné chez les auteurs de la fin du Moyen Âge, son nom ne subit pas véritablement d'éclipse, malgré des périodes où il n'apparaît qu'en pointillés, avec une nette surreprésentation au XIXe siècle, ce qui n'est guère étonnant en cette période romantique de redécouverte et d'invention du Moyen Âge. La (re)découverte de Froissart, sous l'impulsion de Walter Scott, accompagne le renouveau du discours historique au cours du XIXe siècle sur fond de rivalité entre les tenants de l'école narrative, l'école philosophique ou le courant positiviste. Ce travail esquisse une histoire littéraire, certes lacunaire, mais donne néanmoins une idée assez juste des goûts, des attentes selon les époques, et envisage les interpénétrations entre l'érudition et la littérature.
Travailler sur la réception des Chroniques de Froissart est une invitation au voyage dans la littérature et les bibliothèques intérieures des auteurs, de Montaigne à Sollers, en passant par le marquis de Sade, Flaubert, Chateaubriand, Nerval, Michelet, Dumas, Giono ou Céline. S'il n'y a pas lieu de s'étonner de cette surreprésentation des écrivains du XIXe siècle en lecteurs de Froissart, on constate que cet intérêt se décline selon une palette de nuances.
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