Joie
Éditeur
Sabine Wespieser Éditeur
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Joie

Sabine Wespieser Éditeur

Offres

  • AideEAN13 : 9782848052243
    • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
    6.49

  • AideEAN13 : 9782848052250
    • Fichier PDF, avec Marquage en filigrane
    6.49

Autre version disponible

Rome, 2014, fin de l’été. Alors qu’il lisait sur sa terrasse ensoleillée, le
cœur de Giangiacomo – dit Gigi – s’est arrêté. Une mort rapide, sans douleur,
comme il l’avait toujours souhaitée, se souvient sa fille Elvira, appelée en
urgence. Quelques jours plus tard, la jeune femme tombe sur un manuscrit
inachevé. Elle pense à la trame d’un film – Gigi était cinéaste –, mais
découvre l’histoire d’amour que son père vivait depuis plus de quatre ans avec
une journaliste belge, Clara. Le récit de Gigi correspond à sa partie d’un
livre qu’ils avaient décidé d’écrire ensemble. Il la lui enverrait une fois
terminée. Puis elle y répondrait. Depuis sa rencontre avec Clara, venue à Rome
l’interviewer à l’occasion de la sortie de son film sur Gramsci, Gigi connaît
une nouvelle jeunesse. Ses pages évoquent le surgissement inattendu de leur
mature love, une expression devenue entre eux un code pour se joindre et qui
désigne cet amour à l’âge mûr que tous deux vivent de façon parallèle. Clara
est mariée, elle aussi, et mère de deux garçons. Le bonheur des retrouvailles,
l’abandon des corps, les rires, les films vus et revus ensemble : telle est la
matière précieuse de leur complicité. Clara et Gigi parlent beaucoup : il aime
la faire rire avec d’invraisemblables anecdotes, elle veut tout savoir de son
passé. La politique et la révolution sont au cœur du travail de Gigi, hanté
par la mort de son père, tué en 1945 dans les rangs des partigiani. Clara
écrira à son tour sa version de l’histoire. Les souvenirs des jours lumineux
sur la Méditerranée, des désaccords aussi – ne considérait-elle pas le
militantisme de Gigi comme un combat d’arrière-garde ? – la plongent dans un
flot d’émotions. Elle entame alors un « journal d’absence » dans lequel elle
s’adresse d’abord à Gigi puis, peu à peu, à Elvira. À la jeune fille au seuil
de sa vie sentimentale, elle confie, avec pudeur et tendresse, la plénitude de
cet amour caché qui coexistait si bien avec sa vie – pourtant heureuse – au
grand jour. Pure bliss, gioia, joie, avait coutume de répéter Gigi. Une joie
devenue le motif musical de cette attachante partition à quatre mains.
S'identifier pour envoyer des commentaires.