L'absente

L'absente

Lionel Duroy

Julliard

  • 18 mars 2017

    les secrets de famille ont la vie dure....

    Lionel Duroy continue son introspection familiale...
    L’Absente, c’est sa mère, ou Suzanne, celle de son héros et double Augustin.
    Quand il perd sa maison, suite à son divorce avec sa femme, tout lui revient en mémoire, son enfance, l’expulsion de ses parents de l’appartement de Neuilly, la détresse de sa mère, grande bourgeoise rejetée par sa famille. Et il part à la dérive, sur les routes, à la recherche d’un nouveau point d’ancrage. Mais si finalement, tout cela n’était pas pour qu’il découvre enfin ce qui s’est passé avec sa mère. Pourquoi, il n’a jamais écrit sur celle qui a façonné sa vie d’enfant et fait l’adulte qu’il est devenu, avec ses failles. Il y a deux parties dans ce livre, la première empreinte de rencontres drôles, étranges et troublantes, celle de la fuite en avant. Et puis la seconde, plus touchante et que je ne dévoilerai pas car elle permet de redonner du souffle au récit et de tout comprendre.
    Un joli livre sur la famille qui fera certainement écho.


  • par (Libraire)
    13 octobre 2016

    L'absente

    Suite à sa séparation, Augustin se voit contraint de quitter sa maison.
    Bouleversé par le déménagement il part noyer son chagrin à travers la France à la recherche de lui-même et de la grande "Absente" sa mère, personnage égocentrique, dont les cris le hantent toujours


  • 28 août 2016

    Ma mère, ma douleur

    Comme on l’aime cet Augustin, double de l’écrivain Lionel Duroy, écorché vif, fou de littérature, aimant les femmes mais incapable de vivre longtemps avec l’une d’elles  hypocondriaque capable de souffrir des heures durant sur l’un des vélos de course qu’il affectionne !  Les lecteurs qui ont  dévoré«   Le chagrin» , « Vertiges » et « Echapper»  connaissent son histoire  familiale difficile : des parents mal assortis, un père  baron  nul en affaires qui dilapide l’argent du ménage, une mère  grande bourgeoise de Bordeaux assistant  effarée à sa dégringolade sociale, d’un bel appartement de Neuilly à un taudis de banlieue où les huissiers font le siège. Et au milieu, dix enfants, « dix petits chiots » comme Duroy appelle ses frères et sœurs, la  faillite, la honte, les crises d’hystérie de la mère  et l’effondrement de tout un clan ….

     Au début du livre, l’héritier de cette histoire  difficile, Augustin donc, a tout perdu : sa maison chérie à cause d’un divorce,  ses frères et sœurs qui le rejettent, ses enfants  à qui il ne peut se confier … L ‘homme se jette sur les routes, à la recherche d’un refuge, dans sa vieille voiture bourrée jusqu’à la gueule : la Bretagne ou Verdun, Moulins, Nevers ou Bordeaux ?  Sur son chemin, , il rencontre des personnes qui  d’une conversation, d’un repas offert , d’un asile pour la nuit, d’une nuit  d’amour partagée, le font encore croire à l’humanité. On aime particulièrement Sarah, lectrice  compulsive, qui s’invite jusque dans la chambre d’hôtel où le pauvre Augustin essaye de reprendre son souffle, entre deux crises de panique. Ce sera dans l’écriture et les secrets de sa mère qu’Augustin, double fidèle de Duroy, trouvera le salut : en se penchant sur celle qu’il croit détester, il  revisitera les secrets, les hontes, l’indicible chagrin  d’une famille à la dérive. On pleure avec  le héros, on l’encourage et on aimerait tant lui assurer que tout ira bien : comme à chaque fois, Lionel Duroy réussit ce  coup de force de passer de l’intime à l’universel,  de se dévoiler  dans ses moindres hésitations et remords  nombreux,  tissant  ainsi  dans un texte  d’une humanité rare et précieuse, l’écriture et la vie autour d’une mère absente mais  toujours si présente .

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