Paris-Briançon

Philippe Besson

Julliard

  • Conseillé par
    18 mai 2022

    Un livre qui ne me tentait pas vraiment.
    L'occasion a fait que.
    Et bien je ne regrette pas du tout, j'ai même carrément bien aimé.
    Dans une voiture du train de nuit Paris-Briançon, les occupants arrivent dans leurs compartiments.
    Ils sont présentés à tour de rôle.
    Au hasard des conversations dans le couloir ou dans leur cabine, ils se dévoilent peu à peu.
    J'ai aimé tous ces personnages, trimballant leur vie, leur passé, leurs bonheurs, leurs souffrances, même si on y retrouve les stéréotypes de la société moderne.
    Mais des inconnus dans un train, n'est-ce pas justement le mélange de tous ces stéréotypes ?
    Si ils ont pu se rencontrer vraiment c'est parce qu'il s'agissait d'un train de nuit, sinon, le plus souvent, les gens s'ignorent.
    C'est écrit en courts chapitres qui défilent les uns après les autres sans jamais aucune lourdeur.
    Et puis il y a ce drame, pressenti depuis le début.
    Le hasard et la fatalité !
    L'idée de ce roman est excellente.
    Et puis ça m'a redonné la nostalgie de ces trains de nuit que j'ai souvent emprunté il y a longtemps.
    D'ailleurs, existent-ils encore ?


  • Conseillé par (Libraire)
    5 février 2022

    Un huis-clos poignant à la Agatha Christie où les langues se délient et les situations se créent le temps d'un voyage ... Mais tous n'arriveront pas vivants à destination.
    Attention à la fermeture des portes !


  • Conseillé par (Libraire)
    22 janvier 2022

    Un train. Une nuit. Un drame.
    Un roman sur les destinées, les hasards, pour narrer des vies qui s'entrecroisent, des destins qui basculent.
    Un endroit au mauvais moment.
    Un voyage rempli d'humanité et de simplicité, au coeur d'un drame couru d'avance.


  • Conseillé par (Libraire)
    6 janvier 2022

    Un grand crû

    Des compartiments comme des boîtes dans ce train de nuit, où sont enfermés des vies : un couple de retraités, une femme seule et son enfant, une bande de jeunes, deux hommes... Avec un minimum de mots, comme d'habitude, l'auteur raconte nos vies, nos fractures, sans emphase, mais avec justesse, et le suspens en plus.

    Un grand Philippe Besson !!

    Eric

    Chronique complète :
    C’est un compagnon de route. De vie. Depuis exactement vingt ans, Philippe Besson nous offre au début de chaque année un roman, calibré, peu épais mais si important. Amour, temps qui passe, homosexualité, intimité, autant de thèmes qui traversent en permanence son oeuvre. Aussi quand la quatrième de couverture de Paris-Briançon nous annonce un roman au « suspense redoutable » qui se passe à bord d’un train de nuit N°5789 entre Paris et Briançon, on se dit que l’écrivain se lance à son tour dans un nouveau genre pour lui, le polar, et qu’il place sa plume dans le sillage d’Agatha Christie et son « Crime de l’Orient Express ». De plus, on nous annonce dès la deuxième page, que « certains seront morts au lever du jour ».

    On se trompe totalement. Certes comme dans un livre de la romancière britannique le lecteur s’installe dans un huis clos, un couloir, dix compartiments et dans ces cases que le hasard a distribuées il observe, comme un veilleur de nuit, une dizaine de personnages pour lesquels le voyage va être un moment de découvertes réciproques. Le train de nuit « c’est un cocon, c’est l’ancien monde, et on peut faire des rencontres ». Victor hockeyeur va rencontrer Alexis, médecin. Catherine et Jean-Louis, retraités vont dormir à côté d’une bande de jeunes, Julia, mère de deux enfants, va se confier à Serge, représentant. C’est la nuit dans un univers fermé et on sait que l’on a peu de chances de se revoir une fois arrivés en gare. Alors on se confie et on brise les a priori, la surface des choses car derrière les apparences « il y a presque toujours des êtres cabossés ». Ainsi Serge « veut parler des discours qu’on tient et des secrets qu’on dissimule. Il veut dire qu’ils sont des gens simples, des gens ordinaires mais que ça ne les empêche pas, de temps en temps, d’avoir du mal avec la vie ».

    Sur le roulis continu des rails, dans l’obscurité des régions traversées, ignorantes de la vie des hommes, les préoccupations de chacun des personnages vont briser le silence et se dire à voix haute. Elles sont lourdes souvent à porter ces souffrances, cancer, sexualité refoulée, violence, licenciement et n’échappent pas à notre époque. Alors l’étranger devient confident, amant, ami et dans cet espace hors du temps chacun se révèle aux autres mais aussi à soi-même.

    Aucun doute, Philippe Besson n’est donc pas devenu auteur de polar. Il a repris son scalpel de chirurgien des âmes, fouillant dans les apparences banales de nos vies, les petites ou grandes fractures, le hasard ou la destinée, les affrontements ou les contournements qui font que chaque vie ressemble à une autre et, en même temps, si différente. L’écrivain nous parle et sa petite musique, écrite avec des notes simples, nous touche.

    Finalement il faut bien dire un mot du suspense annoncé, alors on ajoute un personnage. Il s’appelle Giovanni Messina mais vous n’avez pas besoin d’en savoir plus. Il est là, placé par le hasard, le destin, ou un Dieu quelconque. Il va modifier la vie d’hommes et de femmes. C’est beaucoup.


  • Conseillé par (Libraire)
    6 janvier 2022

    Un couple de retraités parti se changer les idées, un groupe d’étudiants en goguette, une jeune mère célibataire, un représentant de commerce désabusé, un médecin de ville préoccupé, un jeune hockeyiste souffrant du ménisque. Tous se retrouvent, le temps d’un trajet à bord du train de nuit n°5789 reliant Paris-Briançon. Ils n’ont aucun point commun – du moins en apparence, si ce n’est de se retrouver dans ce train un brin défraîchi. Chacun a trouvé une bonne raison ou pas, de privilégier ce moyen de transport. Alors, contraints par une certaine promiscuité, ces gens vont faire connaissance, engager la conversation, et pour certains, se lier d’une amitié fugace.
    Ils ignorent alors que cette nuit-là sera fatidique.
    Philippe Besson a le don de brosser des portraits d’hommes et de femmes d’horizons différents, et ce avec une certaine drôlerie et humanité. Et puis sans avoir l’air d’y toucher, interroge sur les non-dits, les a-priori, et ce foutu hasard qu’on aimerait bien ne jamais avoir à subir.