La maison allemande

La maison allemande

Annette Hess

Actes Sud

  • par (Libraire)
    10 décembre 2019

    Dans les années 60, en RFA, Eva, traductrice de polonais, se retrouve interprète au procès des bourreaux d' Auschwitz.
    Elle découvre alors le passé récent de son pays, la volonté d'un peuple à le passer sous silence et les secrets de sa propre famille.
    Un livre captivant, que l'on dévore et qui met l'accent sur le travail de mémoire.


  • 9 décembre 2019

    La maison allemande, Annette Hess, Actes Sud

    Francfort, 1963. Eva, une jeune Allemande est sollicitée pour traduire de façon simultanée la déposition des témoins rescapés des camps lors du "second procès d'Auschwitz" qui s'ouvre, et qui doit juger les officiers nazis.
    Intriguée par ce passé dont elle ignore tout, elle sent d'instinct que son histoire intime est liée à cette tragédie.Contre l'avis de ses proches, Eva souhaite faire la lumière sur ce douloureux passé, connaître et reconnaître les heures sombres de l'Histoire de son pays pour pouvoir s'engager dans l'avenir.
    Annette Hess l'auteure est scénariste pour la télévision allemande. Elle signe ici un premier roman haletant et puissant qui a connu un vif succès lors de sa parution en Allemagne. A découvrir sans tarder!

    Virginie


  • par (Libraire)
    23 novembre 2019

    Coup de coeur de SOPHIE

    Eva Brunhs est une jeune allemande traductrice du polonais qui se voit proposer d’être l’interprète de témoins rescapés des camps lors du second procès d’Auschwitz en 1963 .
    Ravie de sa future autonomie financière elle est très surprise que sa famille et que son fiancé s’oppose farouchement à ce qu’elle accepte cet emploi .
    Bravant l’interdit elle se rend à toutes les audiences du tribunal et à mesure des dépositions ,
    des souvenirs d’une maison resurgissent peu à peu des méandres de sa mémoire ...
    Scénariste de séries télévisées l’auteur à travers ce premier roman nous propose à la fois un histoire mémorielle et un cheminement initiatique . En effet d’une part elle évoque le droit à l’oubli que beaucoup d’allemands ont revendiqué dans les années soixante
    et la difficulté pour certains de donner la parole aux victimes des camps et d’autre part à travers son héroïne elle témoigne de la volonté émancipatrice de l’héroïne contre une certaine mentalité qui prônait la soumission des femmes …
    Roman touchant que je vous invite à découvrir !!!


  • 21 novembre 2019

    Allemagne

    L’héroïne du roman, Eva, fille des propriétaires d’un modeste restaurant de Francfort-sur-le-Main, s’apprête à se fiancer avec un jeune héritier de la ville quand débute le « second procès d’Auschwitz » (1963) où doivent être jugés les crimes des dignitaires nazis.
    Eva a suivi des études d’interprète, elle maîtrise la langue polonaise : le tribunal la contacte pour lui proposer d’assurer, durant les audiences, la traduction instantanée des dépositions que feront les survivants du camp.
    Ignorant tout de ce passé, bravant les vives réticences de ses propres parents et celles de son fiancé, Eva décide de suivre son instinct et d’accepter cette mission.
    S’ouvre alors devant elle le long chemin d’une prise de conscience qui engage sa famille, mais qui concerne également toute la société de son temps.
    Un roman honnête sur la difficile découverte par les enfants du passé nazi de leurs parents.
    Un passé qui a forcément des répercussion : la fille aînée et soeur d’Eva, qui travaille dans le service de natalité de l’hôpital, a des troubles psychiatriques.
    Le personnage de David, l’assistant canadien, m’a complètement échappé.
    Beaucoup de descriptions d’odeurs et de parfums.
    Quelques tics d’écriture : il est souvent question de bulles (de savon, du souvenir, de l’eau qui boue) – les personnages utilisent 3 doigts – beaucoup d’adjectifs.
    L’image que je retiendrai :
    Celle des oies que le père d’Eva cuisine divinement.
    https://alexmotamots.fr/la-maison-allemande-annette-hess/